Vie du lycée
Mars 2025
Le bac blanc, toute une épreuve !
Petit retour dans un passé proche. Nous sommes le jeudi 20 mars et cette journée a été éprouvante pour la plupart des élèves du lycée. A l’instar de la semaine en général en fait ! Et oui, très chers concitoyens, cette semaine se sont déroulés les bacs blancs. Pour ma part je ne suis qu’en première donc je ne pourrais vous parler que des bacs blancs de français mais c’est déjà ça. Alors voici mon avis sur le sujet !
Tout d’abord vous devez savoir que ce n’est pas si horrible que ça. Aujourd’hui comme au devoir commun j’ai choisi de prendre la dissertation et finalement tant que vous respectez bien la méthode tout va bien. Il faut bien penser à répondre à la question, à être précis et à ne pas s’embrouiller, et pour ça rien de mieux que de faire un brouillon avant. Au total, vous avez quatre heures et rassurez-vous, c’est largement suffisant, du moment que vous savez gérer votre temps. Pour la dissertation, je prends environ deux heures à faire mon brouillon ; entre la reformulation de la problématique, la répartition de mes informations dans mes différents axes et la rédaction au préalable de mon introduction et de ma conclusion, ce n’est pas de trop… Ainsi, après il me reste une heure et demi pour la rédaction totale, en prenant évidemment garde de faire des alinéas, de sauter des lignes, etc. Et après une petite pause de cinq minutes durant laquelle je me repose l’esprit, j’entame la relecture. Cette étape est primordiale ! Il faut bien faire attention de ne pas avoir oublié de lettres voire de mots, de ne pas avoir d’oubli ou de répétition de sujets ou autres erreurs d'inattention qui peuvent coûter des points alors qu’elles sont facilement évitables.
Pour ceux qui pensent plutôt prendre le commentaire de texte, je ne peux pas vraiment vous renseigner, mais d’après ce qui m’a été dit, c’est sur le même principe si ce n’est que la phase de brouillon est plus longue. A partir du moment où vous avez le texte en main, il faut en faire une explication linéaire, puis classer les informations que vous avez relevées dans vos différents axes, selon votre problématique. Cela peut prendre beaucoup de temps aussi, après c’est à vous de bien vous organiser et de veiller à ne pas être en manque de temps. Et là encore ne négligez surtout pas la relecture ! Avec une petite pause avant pour vous vider l'esprit et juger de votre copie comme le ferait un examinateur.
Bon, après, là je vous donne les conseils qu’on m’a maintes et maintes fois répétés, mais je ne sais pas encore s’ils porteront leurs fruits… alors pour l’instant profitez si vous êtes en seconde car ça va venir vite (même si vous êtes encore dans le déni) et pour les autres soit vous avez pu vous faire votre propre opinion ,soit vous l’avez déjà passé et auquel cas je vous souhaite bonne chance pour la suite !
Elisa Adeline
Mars 2026
Le Girls Day au lycée Prévert
Pour la première fois, ce jeudi 5 mars, une journée spécialement dédiée aux jeunes filles a été organisée au sein du lycée Jacques Prévert de Pont-Audemer, le Girls Day.
En effet, l’établissement a ouvert ses portes à des collégiennes de quatrième et de troisième des alentours dans l’objectif de leur faire découvrir les différents types d'enseignements scientifiques qui y sont proposés. Et, afin de mettre à l'honneur les jeunes filles qui s’y engagent, ce sont elles qui ont présenté les spécialités scientifiques, à savoir sciences de l’ingénieur (SI), mathématiques, physique-chimie, sciences et vie de la terre (SVT), numérique et sciences informatiques (NSI) et sciences et technologies de l'industrie et du développement durable (STIDD).
De nombreux ateliers ont ainsi été installés dans les diverses salles de classes réquisitionnées pour l’occasion. En physique-chimie par exemple, les collégiennes ont pu faire l’expérience dite du caméléon chimique en faisant changer une solution de couleur. En SI, elles ont téléguidé une pince robotique grâce à des gestes de la main via une caméra augmentée par l’intelligence artificielle. A chaque fois il en était de même, des ateliers ludiques leur ont été proposés afin de leur donner envie de rejoindre les filières scientifiques desquelles les filles et plus tard les femmes sont bien trop absentes.
Pour les inciter à ne plus ou en tout cas à moins se censurer, deux émissaires d'entreprise telles qu’EDF sont également venues exposer aux jeunes filles nombre de motivations qui pourraient les pousser à continuer ou même à s’engager dans des domaines scientifiques. Elles leur ont ainsi expliqué que les start-ups et autres sociétés recherchent activement des femmes à embaucher afin de renouveler leurs manières de penser, d’agir et de procéder. Une table ronde a aussi été organisée avec trois anciennes élèves du lycée, aujourd'hui étudiantes en écoles d’ingénieurs ou déjà insérées dans la vie professionnelle dans des secteurs d’activités scientifiques évidemment. Cette opération a permis aux collégiennes, on l'espère, de commencer à se projeter dans la vie étudiante et envisager un parcours axé sur les sciences, toujours.
Cette expérience sera sûrement renouvelée l'année prochaine au lycée, qui depuis plusieurs années déjà, se bat pour l’égalité des genres et encourage les jeunes filles à oser s’aventurer dans des filières en apparence plus masculines.
Elisa Adeline
Juin 2025
Blocus au lycée, l'avis d'Elisa
Au premier abord ce jeudi 9 avril 2026 s'annonçait plutôt banal, si ce n’est que les premières passaient leur bac blanc de maths dans l’après-midi. Toutefois, dès la veille, une rumeur avait commencé à circuler, bien vite confirmée par des affiches distribuées dans le lycée et des messages postés sur les réseaux sociaux. Des élèves avaient organisé un blocus devant le lycée dans l’espoir de faire entendre leurs revendications, à savoir, entre autre, la suppression de Parcoursup. Ainsi, immédiatement après leur arrivée, les premiers manifestants se sont organisés et à 7h31, les premières affiches étaient brandies, les premiers slogans déclamés, les premiers poings levés. Au plus fort du blocus, près de 200 élèves se sont rassemblés sur le parvis du lycée et plus des deux tiers des élèves du lycée ont été absents ce jour là (environ 800 donc).
Cette manifestation était fondée. Oui, en un sens Parcoursup « militarise » les élèves, les force à rentrer dans un cadre spécifique et restreint leur liberté sous peine de les amputer d’une bonne partie de leurs perspectives d’avenir. Et une génération qui milite déjà pour ses droits et son bien-être est une génération qui ne se laissera pas marcher sur les pieds, ni par des patrons trop avides de richesses, ni par des politiciens trop avides de pouvoir, ce qui sera bénéfique à tous les membres de cette génération, évidemment et peut-être même au reste de la société aussi.
Pourtant, je ne peux pas louer totalement ce blocus : les fondements étaient honnêtes, certes, mais ce qui a été érigé dessus était trop branlant pour être vraiment bénéfique. Le groupe de tête militait pour ses convictions, mais on comptait parmi les autres élèves beaucoup de suiveurs, des premières qui espéraient ne pas avoir à passer le bac, d’autres heureux d’avoir une excuse pour sécher les cours. La première demi-heure était encore paisible et, je l’avoue, je faisais partie des badauds, curieuse de voir qui étaient ces courageux qui défendaient notre cause à tous. Et puis petit à petit, de plus en plus de monde a rejoint le mouvement et alors ça a dégénéré. Des gens klaxonnaient à tout va, recouvrant les revendications lancées aux mégaphones. Des pommes de pin ont servi de munitions, rompant la règle perpétuellement répétée d’être pacifiste. Des playlists ont été lancées, et très vite on a douté qu’il s’agisse vraiment d’un blocus et non pas d’une fête.
Et même en dehors de cette ambivalence, l’impression d’être dans un théâtre où l’on parodiait des manifestations plus adultes ne m'a pas quittée. Deux membres de Force Ouvrière, un syndicat dont le but est de « regrouper les travailleurs (actifs, chômeurs et retraités) au-delà de leurs choix politiques, religieux ou philosophiques pour représenter et défendre leurs intérêts communs » étaient présents, et honnêtement on s’est posé une question : pourquoi étaient-ils là ? Comme deux éléphants dans un magasin de porcelaine, ils revêtaient fièrement leur gilets fluo estampillés FO et franchement faisaient un peu tache dans ce rassemblement lycéen. Et surtout on n’a pas su trancher : est-ce qu’ils étaient là pour soutenir loyalement les lycéens ou bien car y être associé dans la presse contente l’opinion publique ?
Et il aura suffi d'un petit mois seulement pour que la scène se rejoue à l'identique, avec les mêmes revendications et malheureusement les mêmes travers, comme si la leçon n’avait pas été retenue. Le jeudi 7 mai donc, le lycée Jacques Prévert a de nouveau été bloqué : mêmes affiches, mêmes slogans, même élan, et comme par enchantement, mêmes invités surprise.
Car oui, ils étaient encore là. CGT, FO et autres syndicats bien connus, présents avec leur plancha sous le bras, leur sourire solidaire et cette façon très particulière qu'ont les adultes de se rendre indispensables là où ils sont inutiles. On leur accorde le bénéfice du doute, bien sûr… Peut-être étaient-ils sincèrement émus par la cause lycéenne, qui sait ? Mais un barbecue syndical à l’occasion d'un blocus de lycéens, ça ressemble quand même plus à de la pêche aux adhérents qu'à de la solidarité désintéressée.
Quant aux élèves, ils sont de moins en moins engagés et de plus en plus influencés. Ils se sont laissés embarqués par les syndicats, l'ambiance, et l’idée de sécher les cours la veille d’un vendredi férié.
Ce qui est inquiétant, ce n'est pas qu'une génération commence à militer, loin de là. C'est qu'elle apprenne, dès maintenant, à le faire pour le compte des autres, pour des idées qu’elle ne partage pas forcément et sans même s'en apercevoir. Vous imaginez ? Déjà corruptibles, à dix-sept ans…
Elisa Adeline
Septembre 2026
Un blocus et des rumeurs
Aujourd'hui, des rumeurs ont circulé dans le lycée Jacques-Prévert, menant à la panique des élèves et des parents. De nombreux gendarmes ont circulé dans la petite ville de Pont-Audemer. Mais que s'est-il vraiment passé ?
Le jeudi 24 septembre 2026, de fausses rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux à propos des deux lycées de Pont-Audemer, où des élèves s'étaient rassemblés pour organiser un blocus : une élève aurait été poignardée, un homme armé d’un couteau serait entré dans un lycée ou encore il y aurait eu une émeute et un confinement.
En réalité, aucun élève n’a été poignardé. En effet, une élève aurait effectivement fait une crise d'angoisse dans la foule au moment du tir d'une fusée de feu d'artifice, d'après le CPE du lycée Prévert, M. Guerbi, mais aucune attaque n'a eu lieu. Cette élève a donc été prise en charge par l'infirmière de son lycée. Aucun homme armé n’est entré dans le lycée, comme le soulignent le communiqué du maire Alexis Darmois, publié vers 13h, et la direction du lycée Prévert. Il y avait simplement une manifestation d’environ cent élèves devant le lycée, notamment contre Parcoursup. On compte environ 300 absents sur la journée de jeudi au lycée Prévert. La gendarmerie était présente et la situation est restée calme. Il y a eu quelques petits incidents, notamment un élève qui a tiré une fusée de feu d’artifice en l’air, ce qui a amené le lycée Risle-Seine à interdire le stationnement devant le lycée pour des raisons de sécurité, mais en aucun cas le lycée n'a été confiné. Une zone fumeur a été mise en place pour les élèves qui le demandaient, d'après M. Guerbi ainsi qu'un élève du lycée Risle-Seine.
Il y a eu également un feu dans une poubelle, comme on peut le lire dans L'Éveil de Pont-Audemer, mais ce feu a été maîtrisé par madame Martin, la proviseure du lycée Jacques Prévert, et c'est pour cela que les pompiers sont venus. La vie scolaire du lycée Prévert a été surchargée d'appels de parents paniqués demandant si leurs enfants allaient bien.
Cette histoire se résume donc à des rumeurs qui auront circulé très rapidement et inquiété de nombreux parents et de nombreux élèves.
Laura Billet-Das
Octobre 2026
Blocage du 1er octobre : les lycéens mobilisés pour défendre leurs droits
Au lycée Jacques Prévert, le 1er octobre, des élèves se sont mobilisés devant l’établissement pour dénoncer plusieurs problèmes liés à l’Éducation nationale. Entre suppressions de postes, Parcoursup, interdiction des téléphones et violences policières, les revendications sont nombreuses. Des syndicats étaient également présents pour soutenir les manifestants. Mais que pensent réellement les élèves, les enseignants et les autres personnes présentes de cet événement ?
Parmi les principales revendications figurent les suppressions de postes d’enseignants, les effectifs élevés dans les classes, la qualité des locaux, le stress lié à Parcoursup, l’interdiction des téléphones portables et la militarisation de la jeunesse.
Pour un élève mobilisé, certaines mesures masquent les réels problèmes : « C’est une infantilisation des lycéens. On nous demande tous les jours d’agir comme des adultes. On a des devoirs et des responsabilités comme des adultes, mais on n’a même pas le droit au téléphone. » Le fonctionnement de Parcoursup est aussi vivement critiqué. Un des manifestants estime que le site déshumanise les candidats : « On est juste un nombre dans un algorithme et on s’intéresse vachement moins à la personne en elle-même. » Selon lui, les élèves sont trop souvent évalués à travers leurs notes, au détriment de leur parcours et de leurs qualités personnelles.
Les violences policières sont une autre source de mobilisation. Plusieurs élèves dénoncent les interventions menées lors de rassemblements et voudraient pouvoir exprimer leurs opinions sans s'inquiéter des violences.
Malgré une organisation préparée la veille pour le lendemain, les manifestants estiment que le rassemblement a permis de donner davantage de visibilité à leurs revendications. « On sent qu’il y a un peu plus de sérieux, un peu plus de rigueur par rapport à l’événement de la semaine dernière », explique un organisateur de l’événement. Il souligne notamment la présence de nombreuses pancartes, de banderoles et de musique, qui témoignent, selon lui, d’une implication plus importante des participants.
L’ambiance est décrite comme conviviale par plusieurs élèves. Pour certains, cette mobilisation permet de rassembler les lycéens autour de causes communes : « Il faut qu’on défende nos droits parce qu’on a des droits, il faut qu’on les utilise ». Tous ne partagent pas cet enthousiasme. Un élève juge l’événement « complètement con et inutile ». D’autres trouve un intérêt à ces revendications, tout en regrettant que ce type de rassemblement puisse parfois se transformer en fête de village.
Deux représentants syndicaux, Jean-Baptiste, secrétaire de l’union locale CGT de Pont-Audemer, et Barbara, déléguée SNED-FO de l’enseignement, étaient présents : « Aujourd’hui, on est là pour soutenir les étudiants qui sont en grève et qui font un blocus devant le lycée Jacques Prévert », explique Jean-Baptiste. Les deux représentants apprécient également l’engagement des jeunes. « Ça fait quelques années où il n’y avait pas eu beaucoup de mouvements. Là, ça fait deux ans qu’on voit qu’il y a une prise en main et une vraie conscience de la société dans laquelle ils vivent », observe également Jean-Baptiste.
La mobilisation s’est déroulée dans un contexte particulier : la proviseure, madame Martin, avait annoncé aux familles et aux élèves que le lycée resterait ouvert, avec des cours et une demi-pension assurés. Dans son message, elle rappelle que les élèves ont le droit d’exprimer leurs revendications, mais qu’il n’est pas autorisé d’empêcher ceux qui le souhaitent d’aller en cours ni de bloquer un établissement scolaire. Pour éviter les débordements, elle annonce également le maintien des élèves à l’intérieur du lycée. Les externes peuvent sortir pendant la pause méridienne, tandis que les demi-pensionnaires et les internes doivent rester dans l’établissement jusqu’à la dernière heure de leur emploi du temps. Une zone fumeurs doit par ailleurs être délimitée à l’intérieur. Cette décision a suscité des critiques parmi les manifestants. Certains estiment que ces décisions limitent leur capacité à se mobiliser et à faire entendre leurs revendications.
Lili Laval, élève de terminale considérée comme porte-parole du mouvement, explique qu’elle souhaite défendre les droits des lycéens malgré sa présence obligatoire à l’intérieur du lycée. Elle évoque notamment Parcoursup et les violences policières pour justifier son engagement.
« J’ai envie de revendiquer ce qui se passe par rapport à Parcoursup, la violence policière ces derniers temps », explique-t-elle. Elle espère que son discours sera transmis à l’académie et que les revendications des élèves seront prises en compte.
La proviseure adjointe et une conseillère principale d’éducation ont été sollicitées pour répondre à nos questions et n’ont pas souhaité s’exprimer. Les gendarmes présents n’ont pas non plus donné suite aux demandes d’interview.
Tous les lycéens présents devant l’établissement ne participaient pas directement au mouvement. Une élève de seconde, estime néanmoins qu’il est positif de voir des jeunes défendre leurs droits. « Je trouve que c’est bien que les élèves défendent leurs droits et ça met de l’ambiance », explique-t-elle. Elle précise toutefois que cette mobilisation doit rester calme et ne pas entraîner de débordements. Une autre élève partage cet avis : selon elle, les manifestations peuvent contribuer à faire évoluer les choses et permettre aux lycéens de se rassembler autour d’une cause commune.
Du côté des enseignants, M. Patou, professeur de français au lycée Jacques Prévert, considère que la mobilisation s’est déroulée dans de bonnes conditions. « Les élèves ont le droit de revendiquer et d’exprimer leur opinion par une voie démocratique » ; il souligne notamment que les établissements scolaires sont aussi des lieux de formation à la citoyenneté. Il insiste néanmoins sur la nécessité de préserver la sécurité de tous et de maintenir un climat apaisé.
Au terme de cette journée, les avis restent partagés. Certains élèves voient dans ce blocage un moyen nécessaire de défendre leurs droits et de dénoncer les difficultés de l’Éducation nationale. D’autres soutiennent les revendications tout en exprimant des doutes sur la façon de manifester.
Reste à savoir si cette mobilisation permettra de faire remonter les revendications jusqu’à l’académie et d’obtenir des réponses concrètes. Pour les manifestants, l’enjeu dépasse cette seule journée : il s’agit de faire entendre la voix des lycéens sur leur éducation et leur avenir.
Laura Billet-Das










